AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Des cadeaux de type armes ou Drachmes seront attribués aux quinze premiers inscrits.
Pour plus d'infos voir ici.
Cliquez régulièrement sur Messagerie vous avez peut-être reçu de nouveaux messages.
Les inscrits non présentés et inactifs ont été supprimés et le seront dès deux semaines d'inactivité.

Partagez | 
 

 Et si le soleil n'avait pas brillé, je l'aurais cherché dans ton sourire [PV Kate]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Enfant de Déméter
avatar

Drachmes : -100
Je suis : Une demi-déesse
Parent divin : Déméter
Responsabilité : Disons... conseillère intérim de mon bungalow o/
Feat. : Emilie De Ravin
Localisation : Sud

MessageSujet: Et si le soleil n'avait pas brillé, je l'aurais cherché dans ton sourire [PV Kate]   Ven 1 Fév - 8:32

C'était la première fois que je retournais ici depuis mon arrivée à la Colonie.

~

C'était la première fois tout court, en fait. Parce que, lorsque j'étais descendue de la voiture, je n'étais pas vraiment moi-même. Je n'étais plus vraiment moi-même non plus quand mon père m'avait serrée dans ses bras, longtemps, sans un mot, plus vraiment moi-même quand il avait effleuré ma joue d'un baiser piquant. Plus vraiment moi-même lorsque notre voiture, sa voiture, s'était éloignée sur le chemin de terre, et que je l'avais vue disparaître au tournant dans un nuage de fumée. Plus vraiment moi-même quand j'avais toussé, légèrement, sans abaisser le bras mou et flasque brandi au-dessus de moi, tel un étendard. Et, enfin, pas vraiment moi-même alors que j'avais tourné les talons comme si j'évoluais dans un rêve, un rêve flou et trouble dont je ne devais guère m'éveiller.

~

C'était la première fois que le ciel, au-dessus de ma tête, était si bleu. Pas un nuage, pas une ombre, pas un soupir ne troublaient la douce quiétude qui régnait tout autour de moi et dans laquelle, muette, immobile, je m'étais installée, ainsi qu'on se pelotonne dans un duvet de plume. Et cette étrange torpeur noyait tout, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de moi, et le silence était si parfait que j'avais l'impression d'être devenue sourde. Jamais je ne m'étais sentie aussi calme, aussi sereine. Aussi apaisée.

J'avais hésité, pourtant. J'étais bien à la Colonie, et je la considérais à présent presque comme une seconde famille. Mais la vraie, la première, me manquait, et j'avais longtemps réfléchi avant de diriger mes pas vers ses frontières. Que souhaitais-je y faire, qu'espérais-je y trouver ? Un parfum oublié, un signe désiré, comme un clin d'oeil ou un sourire ? Cela faisait un mois que j'étais ici, hors du temps, hors du monde. Je vivais là, désormais, et rien ne devait subsister de cette mélancolie profonde. Mais alors, pourquoi me sentais-je si nostalgique lorsque mon regard se posait sur la ligne d'horizon ?

En arrivant, contrairement à mes craintes, il ne s'était rien produit. Le ciel était resté bleu, les environs déserts, et je m'étais assise sur une souche retournée, songeuse. Les souvenirs, bouleversants, resurgissaient par à coup, mais les larmes refusaient de couler. Au contraire, parfois, c'était un rire qui naissait sur mes lèvres, et j'ai effarouché ainsi bien des oiseaux curieux de savoir qui était cette statue au sourire énigmatique. Et puis, je m'étais laissée aller. Tout s'était confondu en un tourbillon de silhouettes et de couleurs, et j'aurais pu rester ainsi des jours entiers si un bruit de pas n'avait pas tout à coup troublé mon apathie béate.

C'était une fille. Plus âgée que moi, avec des cheveux couleur d'automne et des yeux ambrés. Son regard a croisé le mien lorsque je me suis retournée, un regard que j'ai soutenu sans le moindre effort. L'harmonie qui avait été la mienne m'habitait encore, et je me sentais capable de soulever des montagnes. Ou, même, plus simplement de sourire. Sourire que je lui ai aussitôt offert, lumineux. Sans rien dire, je me suis décalée sur le tronc d'arbre, afin de lui laisser une place si elle voulait s'assoir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Et si le soleil n'avait pas brillé, je l'aurais cherché dans ton sourire [PV Kate]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. »
» Manifestation pour la paix a Cite-Soleil
» Cité Soleil, Evens serait le plus riche des pauvres
» Fort-St Michel lieu macabre devenu le Cité Soleil du Cap-Haitien
» L'intervention ratée à cité soleil, à qui la faute ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La colonie des Sangs-Mélés :: Les frontières de la colonie-